Histoire : première!
Comme promis, je vais commencer à vous conter l’histoire de ma vie équestre. J’espère que cela intéressera certains, que ça en fera rire, pleurer d’autres, en fait je vous souhaite autant de plaisir à me suivre dans la lecture de mon histoire que j’en ai eu à la vivre et à l’écrire !
Donc tout commence grâce à mon frère qui a absolument voulu monter à poney, mes parents en bons parents attentifs aux désirs de leurs enfants ont cédé à son envie. Nous avons atterri dans un club qui proposait des prises en charge pour tous les niveaux. Du coup mes parents se sont dit « pourquoi ne pas commencer ? », et là tous se sont mis à monter à cheval, tous, sauf moi, pour information je faisais de la danse classique (rigolez pas trop, hein !!!)… Jamais je ne monterais à cheval que je disais, c’est beaucoup trop dangereux !
Un jour, nous sommes allés voir l’équipe qui tournait en concours et une des cavalières a gagné le championnat des deux Savoie. Je pense que ça été le déclic qui m’a poussé à cheval en me disant qu’un jour je ferais pareil !
Donc me voilà, en septembre 1992, sur le dos d’un poney qui se nomme Rafale :
Assez vite, je fais quelques progrès et je monte 2, voire 3 fois par semaine, dont une fois où j’ai la lourde tâche de « tirer » les débutants !
Nous avions la chance d’être dans un club qui organisait des concours, donc j’ai fait ma première épreuve en mai 1995 avec deux poneys « Atchoum » et « Priam », grâce à eux deux, j’ai réussi, en tout, à faire sept obstacles ! Magnifique !!

Après quelques réglages de plus, nous avons pu aller à Sciez en Léman faire des épreuves poneys où j’ai monté « Arthur » qui m’a permis de faire un superbe sans faute ! Et comble de bonheur au tirage au sort pour les lots, nous sommes sortis premiers !!!
Puis en septembre 1995, j’ai l’occasion de pouvoir prendre un poney, Timber, en demi-pension. J’ai fait toute la saison de concours 1996 en « jeunes espoirs », une épreuve ouverte aux cavaliers qui n’ont pas de licence, aux poneys comme aux chevaux et les cavaliers pouvaient participer jusqu’à l’âge de 16 ans.
Ce poney a été fantastique avec moi, il m’a appris l’humilité, le bonheur de réussir, à garder la tête froide, un très bon maître d’école ! Et grâce à lui, j’ai aussi appris à tenir à cheval, car régulièrement aux remises des prix, il faisait le guignol et me foutait par terre sans plus de compassion pour sa cavalière qui atterrissait souvent dans la boue…

J’ai fait une bonne saison qui m’a mené à être 1ère du critérium pendant quasi toute la saison, basé sur les résultats qu’on obtenait sur les différentes qualifs.
A la finale des deux Savoie, je me classe 4ème et 3ème du critérium. Que du bonheur !!!
Fin 1996, nous avons quitté ce club pour différentes raisons. Le cheval de mon père Mioche est parti à la retraite, la jument de maman Vodka est partie avec Pierre en Suisse, car mon frère a décidé de faire son métier dans les chevaux. Donc il a atterri chez mon futur Coach pour faire son apprentissage afin de devenir moniteur.

Vodka et Pierre Mioche
Et moi je continue ma route tranquille, j’arrive dans une écurie bourrée de jeunes, qui font des concours à poney, à cheval, le tout ! Ca été une période fantastique, j’ai monté beaucoup de poneys et de chevaux différents autant en concours qu’à la maison. Je forgeais mon expérience petit à petit.
Durant l’hiver 1997, j’ai fait une saison indoor avec plusieurs poneys prêtés par le club dont un que j’allais pouvoir avoir en demi-pension par la suite. C’était un hiver vraiment riche en émotion et rigolade, je pense que les différents parents se souviennent de quelques retours de concours où les seuls classés étaient de chez nous ! Donc cet hiver m’a quasi qualifié pour les championnats de France à Lamotte-Beuvron, mais au dernier moment la fédération a vu qu’il me manquait un petit point pour être définitivement qualifiée…. Déception…
Je continuais la saison en « outdor », avec ce poney génial Caïd de la Croix, dont plusieurs personnes se souviendront ! Punaise ce poney, il sautait comme personne, il rivalisait avec les meilleurs chevaux, je me souviens d’une épreuve derby que j’avais faite. Ce n’était pas du prévu, mais mon coach du moment vient me voir un peu avant le début de l’épreuve et me demande si je me sens capable de monter le derby 115 qui va commencer… Punaise, il ne faut pas me mettre au défi deux fois, bien sûr que je m’en sens capable, surtout en compagnie de Caïd !!! On s’en sort honorablement face à plusieurs professionnels et autres amateurs qui tournent depuis un moment… Plus tard j’ai appris, en fait, que c’était un pari que mon prof avait fait avec un autre professionnel ! Il lui avait dit qu’il avait un couple poney-gamine capable de monter cette épreuve et l’autre a eu le malheur de rigoler….
Durant toute la saison, j’ai aussi pu monter en concours une jument que me prêtaient des propriétaires et avec qui j’ai pu faire la finale des deux Savoie, c’était un peu costaud pour mon Caïd, et à laquelle je terminais encore une fois quatrième !
Le fantastique Caïd!
La suite au prochain épisode, sinon je vais vous assomer!
Episode 2: Hiver 1997 et Eliot!